En sortant [de la représentation de ce régal composite d’histoire, d’art et de culture], on reste marqué par l’intensité dramatique qui a été déclenchée (avec le scandale du gong qui a bégayé au « premier symbole »), maintenue et propulsée à son apogée (aux deuxième, troisième, quatrième et cinquième « symboles ») dans une logique imparable de gradation ascendante, ou si l’on veut, de colère croissante du Roi, avant de chuter en douceur dans une atmosphère de communion et d’entente mutuelle avec le « symbole final ». La bataille du trône Cette nouvelle édition revue de La bataille du trône, désormais structurée en six batailles, tout en se débarrassant de certains invariants moins contemporains du langage dramatique, conserve l’humour et le talent d’Apollinaire Agbazahou, dont le pinceau optimiste peint, sur un tableau inquiétant, les contradictions sociopolitiques de Nimbé, un empire fictif qui rappelle fort bien les conflits liés à la gestion du pouvoir dans les pays africains.